Le musée d'Angoulême
Le musée d’Angoulême, également connu comme le Musée des Beaux-Arts, est situé dans l’ancien évêché, au sein des ruelles du Vieil Angoulême, à côté de la cathédrale. Sa création remonte à 1869, même si la création de ces collections est plus ancienne. En 1838, François Ringuet, un peintre et collectionneur angoumoisin, fait don à la ville de 10 toiles. Trente ans plus tard, les autorités du IInd Empire et de la République font don à Angoulême de toiles primées dans des salons parisiens. Ces œuvres, conservées au départ dans les greniers de l’Hôtel de ville de l’époque, aujourd’hui disparu, sont ensuite acheminées dans une des salles du rez-de-chaussée du nouvel Hôtel de ville construit par Paul Abadie Fils. Le 15 août 1869, le musée ouvre officiellement ces portes. Il restera dans les locaux de l’Hôtel de ville jusqu’au 12 septembre 1920, date à laquelle il déménage dans l’ancien évêché d’Angoulême. Ces collections s’enrichissent alors, allant de la peinture à la sculpture en passant par l’archéologie. En 1934, le Docteur Jules Lhomme (1857-1934), médecin et notable de La Rochefoucauld (16), lègue dans son testament sa collection à la ville d’Angoulême. Elle est composée d’objets d’art et d’ethnographie provenant du Maghreb, d’Afrique Noire, d’Indochine, de Chine, du japon, de Polynésie, du Pérou, d’Alaska etc. Entre 1979 et 1983, les ailes de l’évêché datant du XIXème siècle sont restaurées, et le musée y prend ces quartiers, y installant des salles permanentes, la salle d’exposition temporaire, des salles d’animations et des réserves. Quelques années plus tard, en 2001, la décision de rénover les locaux, afin d’améliorer les normes de sécurités et le confort des visiteurs. Ses travaux se dérouleront de 2005 à 2008. Le 1er mars 2008, le musée ré ouvre ses portes. En un jour, plus de 3.000 personnes sont venues découvrir le nouveau bâtiment et ses 1700m² d’expositions.
L’entrée au musée est gratuite, il est ouvert toute l’année du mardi au dimanche, de 10h à 18h, excepté le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.
L’accueil se trouve au rez-de-chaussée du bâtiment. Auparavant, on y est rentrés en longeant la cathédrale, et en visitant un petit jardin agrémenté d’un puits. En face de cet accueil se trouve l’objet du trimestre, ainsi qu’un espace vente/librairie, où sont proposés aux visiteurs les publications du musée, des cartes postales, des bijoux, des jeux, ainsi que plusieurs ouvrages sur les thèmes des collections du musée. Ce rez-de-chaussée abrite également un parcours autour des collections archéologiques sur l’histoire de la Charente, jusqu’au Moyen-Âge. Ce parcours est divisé en plusieurs salle, chacune ayant un thème différent :
• La géologie de la Charente, avec plusieurs fossiles.
• Les faunes du quaternaire avec des squelettes d’herbivores et de grands carnivores, ainsi qu’une reconstruction d’un sol d’une caverne de hyènes, ainsi que plusieurs squelettes d’animaux reconstitués.
• L’homme de Néandertal
• L’homme de Cro-Magnon
• Le monde des mégalithes
• L’Âge du Bronze
• Les cultures celtiques
• Le Moyen-Âge, avec de nombreux chapiteaux sculptés ainsi que la chapelle de l’ancien évêché, situé à l’étage ainsi qu’à l’extérieur, qui contient également derrière une vitre une réplique du cabinet du Docteur Lhomme.
Le premier étage est celui des beaux-arts et des arts décoratifs, on y trouve de nombreux tableaux, mais également des sculptures allant du XVIIème au XIXème siècle, de très belles céramiques charentaises. Certaines œuvres ont étés effectuées par des artistes charentais, et sont donc regroupées dans une même salle.
Enfin, au second étage, se trouve la collection d’art africain et océanien du musée, une des meilleures et des plus importantes collections françaises d’art africain et océanien par le nombre et la qualité des pièces. Il s’agit d’objets de la vie quotidienne, mais également des masques, des statues, des instruments de musique etc.
C’est à cet étage que se trouve le centre de documentation, après la salle d’exposition temporaire. Il a ouvert au public en septembre 2009, et son fonds documentaire, présent dans la base Aliénor, est d’environ 8000 ouvrages, ayant un rapport avec les collections du musée et les expositions proposées au public. On y trouve également les publications du musée, dont les catalogues, ainsi que des périodiques, catalogués depuis 2000. Il y a également des échanges de publications avec d’autres musées. Les ouvrages sont uniquement consultables sur place, du mercredi au vendredi de 13h30 à 17h, et le mardi sur rendez-vous. En revanche, on peut se faire copier des photos sur support CD. La documentaliste travaille avec le logiciel de gestion BCDI, et la cotation Dewey. Actuellement, une campagne de numérisation est menée, dans le but de faire passer le fonds VHS en DVD/CD. Elle propose de nombreuses animations, en particulier avec les scolaires : les élèves viennent faire des recherches, ou encore une fois par trimestre, elle propose « le Conte en Doc’ », où elle lit des histoires durant une heure sur un thème précis. Le centre de documentation a également des liens avec la Bibliothèque Municipale, le FRAC (Fonds régional d'art contemporain) (ci-contre, une vue de l’entrée du centre de documentation)
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On trouve à chaque étage des fiches explicatives en plusieurs langue (français, anglais…), des « boites à odeur », des plans qui sont d’ailleurs en relief et en braille pour les malvoyants et non-voyants. On peut également visiter le musée avec des commentaires audios.
En plus de ce fonds remarquable, plusieurs expositions temporaires sont proposées au public. En juin 2012, et ce jusqu’en décembre de la même année, proposera une exposition sur la culture fali, au Cameroun, avec la collection de Jean-Gabriel Gauthier, chercheur au CNRS, qui a consacré toute sa carrière à étudier ce peuple.
Le musée propose de nombreuses animations. Chaque trimestre, une œuvre est sortie des réserves du musée afin d’être exposée dans le hall d’accueil du musée durant un trimestre entier. Des fiches explicatives sont proposées, et à l’entrée du centre de documentation se trouve une table, avec plusieurs ouvrages en rapport avec cette œuvre. Il s’agit de l’ « Objet du Trimestre ». De plus, chaque jeudi midi, le musée propose une visite autour d’un thème ou d’une œuvre, afin de la regarder sous un angle différent. De nombreuses autres animations sont proposées aux visiteurs, comme des expositions temporaires, ou encore des animations lors d’évènements nationaux, comme la Nuit des Musées, en mai, ou encore les Journées du Patrimoine. Mais le musée propose également des conférences, des repas solidaires organisés par le Groupe d’études et de recherches des Musées d’Angoulême.
Le musée d’Angoulême entretient des liens étroits avec les Archives Municipales et le Musée du Papier, mais également avec la S.A.H.C. (Société Archéologique et Historique de la Charente), qui a prêté au musée plusieurs objets issus de ses collections.
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